Impacts positifs et négatifs de l’intelligence artificielle en matière de développement en République Démocratique du Congo
INTRODUCTION
Depuis
quelques années, l’intelligence artificielle (IA) gagne progressivement le
monde et le rend tellement petit que l’on peut le parcourir en rien de temps.
Vu son ampleur aujourd’hui, nous pouvons dire que nous sommes une
génération fascinée et façonnée par l’IA[1].
Elle s’est, surtout à travers la nouvelle technologie d’information et de
communication (NTIC), atteint les coins et recoins du monde. Grâce à cette
pratique, la communication est améliorée, les familiers éloignés se sont rapprochés,
les travaux physiques exigeant trop d’efforts sont allégés, l’enseignement et
l’apprentissage sont facilités, la production agricole, industrielle, est
sophistiquée et tant d’autres bonnes choses.
Mais
une certaine dépendance de quelques-uns à cette innovation rend l’application
de l’IA inquiétante. Pour beaucoup, il suffit que le téléphone ou l’ordinateur
ou encore la tablette tombe en panne pour que la personne soit angoissée, on
est passé de l’importance à la nécessité c’est-à-dire ce qui est censé être
complémentaire devient inévitable à la vie de l’homme. Face à ces situations
qui touchent presque tous les domaines de la vie courante, les gens ne savent
plus se situer, ils se demandent ce que l’IA a réellement apporté. D’où l’intérêt
de parler d’impacts positifs et négatifs de l’intelligence artificielle en
matière de développement en République Démocratique du Congo (R.D. Congo).
Nous procéderons, pour évoquer
quelques éléments pouvant expliciter cette thématique, d’une manière analytique
et historique.
Hormis l’introduction, notre travail comportera trois chapitres subdivisés de manière que le premier aidera à comprendre les concepts clefs de notre thème ; le deuxième traitera de l’intelligence artificielle comme moyen de développement et le dernier pour dire le troisième, soulignera l’aspect négatif de l’IA. Et à la fin, il y aura une conclusion qui résumera en quelques mots, ce que nous aurons développé et laissera une fenêtre d’ouverture pour quiconque voudrait continuer la recherche.
CHAP. I : APPROCHE
CONCEPTUELLE
Les
francistes nous disent aujourd’hui qu’un mot ne peut être bien compris que dans
le contexte ; voilà pourquoi nous avons trouvé juste de définir ou de
donner une explication sur ces concepts phares de notre thématique. Il s’agit
de l’intelligence artificielle et du développement. Mais avant d’y arriver,
voyons l’évolution de l’IA au cours des années.
I.1. BREF APPERÇU
HISTORIQUE DE L’IA
L’IA est un terme dont la paternité serait attribuée à
John McCarthy du MIT (Massachusetts Institute of Technology). En 1950, le
mathématicien et le père de l’informatique moderne Alan Turing se pose la question
de savoir si les machines peuvent penser. Au début de cette même année, il y a
eu la création non pas du terme IA, mais plutôt de la technologie par John Von
Neumann et Alan Turing. Ce sont eux qui ont assuré la transition entre les
calculateurs à la logique décimale (ceux qui traitaient des valeurs de 0 à 9) et les machine à la logique binaire (qui s’appuie
sur l’algèbre booléenne traitant de chaines plus importantes de 0 ou de 1).
Au
cours de la conférence de Dartmouth, dans le New Hampshire, aux Etats-Unis en
1956, John McCarthy et Marvin Minsky posent les bases de la machine pensante et
évoque l’expression « intelligence artificielle ». Depuis la
fondation, l’IA a évolué de en dents de scie : elle a connue de moments de
fastes, opportuns entre 19557 et 1973 ; des périodes de disettes, de
manques jusqu’au début du 1980 et de désillusion, déception jusqu’à 1990 pour
finir à un moment de gloire, l’apothéose en 2010[2].
L’IA était déjà née, mais il fallait qu’elle sorte du laboratoire. La première sortie
s’est fait montre en 2012 et la seconde, grâce à laquelle le monde a découvert
le progrès de l’IA basé sur le Machine Learning (apprentissage automatique et
le Deep Learning (apprentissage profond), héritiers des premiers réseaux de
neurones, est observée en 2016.
I.2.
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Nous
pouvons comprendre ce mot comme un champ de recherches se basant sur des
théories et applications interdisciplinaires consacrées à l’étude et à la
fabrication de programmes informatiques qui traitent des informations d’une
manière analogue au travail de l’intelligence
humaine. C’est donc l’ensemble de toutes ces inventions techniques qui
cherchent à imiter l’homme sur tel ou tel aspect de sa vie.
I.3.
DEVELOPPEMENT
Du point de vue lexical, ce mot signifie action d’ôter de son enveloppe ou de libérer de son enroulement ou le résultat et l’état correspondant à cette action. Cependant, dans notre contexte, certes, il peut avoir cette connotation, mais il désigne plutôt, d’une manière générale une extension progressive. Il convient de souligner que cet accroissement d’étendue est relativement lié à un domaine de sorte qu’il le différencie des autres. Aussi faut-il ajouter que si on parle du « développement », on fait allusion à l’évolution, au passage d’un niveau à un autre plus supérieur ou meilleur que le précédent. Et c’est dans cette optique que nous voulons, dans le chapitre suivant, réfléchir sur le développement favorisé par l’IA.
CHAP. II : INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, FACTEUR DU
DEVELOPPEMENT POUR LA R. D. Congo.
Nous
tâcherons, dans ce chapitre, d’évoquer l’utilité de l’IA et la manière dont
elle peut occasionner le développement de la République Démocratique du Congo.
II.1.
SUR LE PLAN DE L’EDUCATION
Etant
donné que l’éducation n’est plus le fait d’aller écouter l’enseignant et
rentrer comme c’était dans le temps ; aujourd’hui, l’apprenant est appelé
à se cultiver lui-même. Cette manière d’apprendre se fait de plusieurs façons :
les lectures des ouvrages, les articles, des journaux. Il va sans dire que même
dans le passé, ces documents existaient. Ce qui fait la différence est
qu’aujourd’hui, on n’a pas besoin de courir loin pour les trouver, car à
quelques clics sur internet, on trouve toutes ces informations. A côté de ces
documents, nous pouvons ajouter aujourd’hui la télévision, la radio, etc.
Dans
ce processus d’apprentissage, l’IA intervient, puisque parmi ses avantages,
nous trouvons cet aspect de rendre service à l’homme en lui facilitant la tâche
dans certaines circonstances[3] :
elle donne un accès rapide aux ouvrages, aux articles en ligne, les
informations à temps réel et autres types de recherches ; bref, elle aide
l’apprenant à accroitre rapidement sa connaissance.
Par
ailleurs, grâce à l’IA, beaucoup ne se déplacent plus pour des raisons
d’études. Elle offre cette possibilité de suivre le cours en ligne : du
Congo, tu peux étudier en Europe, en Amérique ; partout dans le monde, là
où l’internet est accessible. Dernièrement en R. D. Congo, avec la situation de
Covid_19 qui a occasionné la fermeture non seulement des écoles, mais aussi de
plusieurs endroits publics, le gouvernement, à travers le ministère de
l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), a créé une plateforme,
VODAEDUC et un espace sur la radio okapi (Okapi école) pour les enseignements
en ligne. C’était une période traumatisante, car la suspension des activités
était brusque et c’était très difficile de s’y adapter. Mais l’IA a permis la
collaboration entre les apprenants et les enseignants ; l’échange de plus
d’informations entre les apprenants eux-mêmes. Des exemples pareils attestent
qu’effectivement l’IA contribue à l’évolution.
II.2.
SUR LE PLAN DE LA MEDECINE
Il est vrai que la précision et la
qualité de soin dispensé aujourd’hui sont meilleures comparées à celles de
jadis. Quelques années passées, il n’y avait pas assez de machines pour
découvrir et soigner de maladies. Les premières machines sont venues améliorer
le traitement primitif qui était basé sur l’intuition.
De
nos jours, plusieurs machines sophistiquées ont vu jour pour la surveillance
des malades en distance, la découverte des maladies, le remplacement des
parties ou des organes vitaux endommagés, les interventions chirurgicales à
distance, les recommandations de traitement, etc. Ce sont donc des fruits de
l’évolution de la technoscience améliorant le traitement administré actuellement.
L’année dernière, plusieurs hôpitaux ont reçu les différents équipements, des
machines pour qu’ils prennent convenablement soin des patients. Ces outils ont
permis à ce que les maladies, les troubles soient facilement détectés et
soignés avec précision.
Ainsi
pouvons-nous dire que l’IA a, tant soit peu, contribué à la diminution du taux
de mortalité qui était autrefois stimulé en quelque sorte par l’ignorance des
maladies et l’imprécision dans le traitement.
II.3. SUR LE PLAN DE LA COMMUNICATION
La
communication est aussi vieille que l'humanité. Depuis que l’homme est apparu,
il lui a fallu un moyen de véhiculer les informations et à travers une langue,
il communique. Et les hommes se sont toujours communiqué au fil des années en
utilisant les différents outils. Les ancêtres, avant l'apparition de l'IA,
utilisaient de tam-tam, de cornes, de trompettes, mais ils se déplaçaient au
cas où les personnes à informer étaient éloignées. Aujourd'hui, particulièrement avec la Nouvelle Technologie
de l'Information et de Communication, la communication n'est plus un problème.
Nous assistons à la suppression des frontières géographiques[4].
Cela est favorisé par l’apparition des téléphones, des ordinateurs, des tablettes,
des télévisions, de l'internet qui, aujourd'hui dispose plusieurs sites comme
Facebook, Twitter, WhatsApp, Instagram,... pour faciliter ladite communication.
II.4.
SUR LE PLAN DE COMMERCE ET DE L’ECONOMIE
Il
est évident que le commerce, qui est le domaine moteur, de l'économie est
favorisé par l'IA. Au lieu de faire trop de déplacements comme dans le temps,
le patron peut rester chez lui, commander et payer sa marchandise via de
comptes bancaires. N'est-ce pas un grand progrès pour l'humanité, mais beaucoup
plus pour les marchands ? Les tricheries, les coups, les vols sont
maîtrisés dans ces domaines grâce à l'installation des caméras de surveillance,
la traçabilité de fonds, la précision de chargement. Aussi faut-il ajouter, en
parlant de la robotique, que l’IA nous aide à nous concentrer sur de choses
nécessaires en nous débarrassant des tâches secondaires. L’IA nous aide
également à éviter de dépenses inutiles. L’exemple d’un téléphone androïde qui est en lui-même un téléphone, un GPS, un
dictionnaire, un appareil photo, une caméra pour filmer les vidéos, un joué,
etc. Ce téléphone a donc aidé à économiser l’argent[5].
Comme l'on peut le remarquer, il est difficile voire impossible de nier le fait que l'IA a suffisamment contribué, contribue et continuera, nous l'espérons, à toujours contribuer à la survie et à l'épanouissement de l'homme, mais malgré ces points avantageux énumérés ci-haut, il convient de signaler, et c'est ce qui fera l'objet de notre chapitre suivant, que cette même IA a aussi des impacts négatifs sur la vie de l'homme dans son utilisation abusive.
CHAP. III: INCONVÉNIENTS DE L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Il
s'agit, dans ce chapitre de relever, quelques impacts négatifs qui accompagnent
l'IA. Et nous allons procéder en analysant le fait tenant compte des secteurs.
III.
1. L’EDUCATION
Plus
les années passent, plus les choses changent et évoluent. Les années
antérieures, les apprenants ne se concentraient que sur des ouvrages pour de
recherche. Mais vers le début du XXIeS, les apprenants de cette
époque se familiarisent plus avec les outils d'information et de communication
qu’avec des livres. Ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi. Le mal en est
qu'ils s'y attachent non pas pour de recherches, des informations bénéfiques,
de communications constructives, mais pour de distractions. Au lieu que l'on
prenne le temps pour étudier, pour se concentrer sur sa préparation, l'on prend
le temps pour causer avec ses amis sur de sujets souvent futiles. Voilà
pourquoi on crie aujourd'hui en RDC la baisse du niveau intellectuel.
Les
jeunes peuvent ou ne pas aller au cours, ils finiront par réussir. Car ils se
focalisent plus, à travers les réseaux sociaux, sur de choses sans importances
et même certains enseignants en sont contaminés : au lieu de préparer les
cours, ils s'en donnent aux distractions. Et par ce fait, les points pour la
montée des classes sont devenus fictifs, imaginaires et dépendent de ce que
l'apprenant peut offrir: les garçons achètent à un montant donné et les filles
soit elles payent aussi soit elles se donnent pour une rencontre sexuelle.
D’où, le principe du « point sexuellement transmissible », dit-on.
Les
gens avisés qui se concentrent aux études et qui refusent ou essaient de dénoncer
une telle pratique sont souvent ajournés ou expulsés. Et à la fin, les non
compétents prennent de places et souvent de hauts postes dans la société. Quel
avenir pour la société congolaise de demain!
III.2.
LA CULTURE, LA SOCIETE ET LA
COMMUNICATION
La
société, comme une assemblée des humains, est caractérisée par une culture qui
lui est propre et un certain nombre de principes à respecter. Et la
communication est un élément très important dans sa réalisation. Quoique ces trois
dimensions soient étroitement liées, chacune d’elles a son champ d’action.
III.2.1.
LA CULTURE
Certes,
avec le phénomène du pluralisme, de l’inter-culturalité, plusieurs sociétés,
cultures cohabitent. Cette diversité est vécue dans le respect des valeurs de
chaque culture. Pour bonifier cette rencontre, l'IA nous met en contact avec
plusieurs autres cultures qui peuvent enrichir la nôtre. Léopard SEDAR Senghor
aurait parlé du « rendez-vous du donné et du recevoir » pour dire
qu'il faut copier les bonnes manières de chez l'autre pour s'enrichir et
laisser les mauvaises qui peuvent détruire. Mais les hommes d'aujourd'hui, à cause
de fréquentations effrénées des autres à travers la technologie, ont renversé
la tendance, ils copient plutôt ce qui est mauvais et laissent le bon.
III.2.2.
LA SOCIETE
D’une
certaine manière, c’est pour éviter la dépravation de mœurs qu’il y a de règles
à observer dans des différentes sociétés. Généralement, ces normes qui servent
de guides sont établies par les aînés et pour soutenir cette pratique, Willy
OKEY dit : « Une société sans normes devient une société dangereuse et
peut conduire à son autodestruction. Voilà pourquoi le recours à l'éthique
s'avère une nécessité,... »[6].
Les mondains ne veulent pas de ces lignes de conduite et c'est pour cette
raison que, dans la société actuelle, il y a conflit entre les anciens et les
jeunes, conflit des générations. Les anciens veulent se conformer aux règles de
la culture authentique, mais les jeunes, influencés par d'autres cultures,
trouvent cela insupportable et opprimant. Cette divergence s'observe sur plusieurs
points :
v L'habillement
: dans la culture africaine, particulièrement dans la culture congolaise,
l’habillement a (ou disons, avait, puisque ce n’est presque plus le cas
aujourd’hui) une valeur très importante surtout pour les femmes. C’est le signe
du respect de sa dignité. L’expression
« habillement décent » a perdu son sens. Les jeunes, garçons comme filles, trouvent que
couvrir son corps surtout ses parties intimes d’une manière descente est un retour
à l’antiquité c’est-à-dire les faire vivre dans une époque qui n’est pas la leur
et que cela les gêne.
v Le
respect : les anciens y martèlent, mais les jeunes le prennent comme
l'autoritarisme, un régime dictatorial. Ce manque de respect est entré même
dans des familles restreintes : les enfants ont du mal à respecter leur
parent. Ils se croient supérieurs à leur parent parfois par leur maîtrise de technologie
en vogue.
Nous
pouvons donc confirmer avec Willy OKEY que « la technoscience, et surtout
aujourd'hui avec l'IA, perturbe non seulement ce qui entoure l'homme, mais
aussi et surtout l'agir même de l'homme »[7].
III.2.3.
LA COMMUNICATION
L'IA
a bien favorisé la communication entre les hommes, nous l'avons déjà évoqué
précédemment, mais il y a aussi quelques points défavorables à souligner. La
communication se passe généralement entre les gens proches et les gens
éloignés. La communication qui est censée être plus appliquée que l’autre vu la
facilité est celle faite avec les proches. Mais c’est le contraire aujourd’hui.
Ø La communication avec les gens
proches : à ce niveau, la communication est pratiquement
bafouée: tu rends visite à quelqu'un, au lieu de te donner la priorité, il te
dit par exemple : « attend, je réponds à ce dernier message ». Ou les
amis vivant dans une même clôture choisissent de s'appeler par téléphone pour
se dire juste le nécessaire et chacun s'enferme dans sa chambre, concentré sur
son téléphone ou ordinateur. La rencontre physique a presque disparu, c’est
rare de trouver de gens qui se parlent tranquillement pendant plus d’une heure sans
que l’un d’eux ne touche son appareil. Les hommes sont plus proches de leurs
téléphones que de leur semblable. C’est suite à des situations pareilles que
Elias PETER KAPANGE écrit et dénonce ce comportement déplorable de certains
parents en disant au public que « leurs enfants font la récréation dans
leur salon en jouant avec des ordinateurs, des téléphones androïdes et la
télévision. Ils ne connaissent ni les voisins, ni les membres de la famille de
leur papa ou de leur maman. Leurs proches, ce sont leurs parents et les appareils
électroniques... Elles (ici, il parle des personnes) oublient que ces
enfants sont automatiquement exclus de la vie sociale »[8].
Ø Avec les gens éloignés,
le pis est que la valeur des informations transmises est contestable. De fausses
identités sur des réseaux, de mensonges dans des appels téléphoniques, etc. ne
permettent pas une communication franche, c'est-à-dire il n'y a plus de
confiance, plus de vérité.
II.3. LE CHOMAGE, L’UNE DES CONSEQUENCES
DE L’INTELLIGENCE
ARTIFICIELLE.
Le travail est une activité
principale de l’homme. Mais aujourd’hui, alors qu’il y a la croissance
démographique, nous remarquons que l’homme devient de plus en plus passif, car il
n’a rien à faire, les machine travaillent à sa place et mieux que lui. Selon
les mots de Hannah ARENDT, la société actuelle est celle des travailleurs sans
travail, dépourvus de la seule activité qui leur reste. Et c’est la pire des
choses qui lui soit arrivée[9].
III.4. EFFETS DE L’IA SUR LA MORALE.
Nous
avons, dans les parties précédentes, évoqué quelques éléments en rapport avec
ce point. D’une manière simple, la morale est la séparation entre le bien et le
mal. On ne peut parler du bien et du mal que si l’on se base sur un ensemble de
règles de conduite, Saint Thomas d’Aquin les désigne en termes de « principes
des actes »[10]
qui, sans doute, varient d’une culture ou société à une autre. Avec l’IA même
la morale est dénigrée. Sur les réseaux sociaux, les impudicités sont publiées
à temps et à contre temps. Même sans le vouloir, si l’on se connecte sur ces
réseaux, l’on doit les voir. Avec le transhumanisme par exemple, les gens
veulent créer une éternité terrestre en essayant d’éliminer la mort. On peut
ainsi perpétuer la génération actuelle, pas besoin de génération future.
SUGGESTION
Nul n’ignore que l’IA a déjà envahi le quotidien de l’homme, ce dernier a presque perdu le contrôle de la situation. Il utilise abusivement la technologie. Le détachement radical tel que proposé par Ganascia en disant qu’il suffit juste de débrancher[11] peut être envisageable aussi ; mais nous, pour remédier à cette captivité de l’homme et pour que l’homme lui-même soit le commandant, l’utilisateur et non l’utilisé, nous proposons qu’il y ait une mobilisation, un rappel avec rigueur sur la manière de l’utilisation, un appel à la conscience, etc.
CONCLUSION
Définitivement, dans ce présent travail, nous avons
réfléchi sur le thème : « Impacts positifs et négatifs de l’intelligence
artificielle en matière de développement en République Démocratique du
Congo. » Pour sa réalisation, nous nous sommes servi de la méthode
analytique et historique. Nous avons eu à développer ledit travail sous trois
chapitres sans y ajouter l’introduction et la conclusion. Le premier chapitre a
porté sur la compréhension des concepts clés utilisés, il s’agit des termes
« intelligence
artificielle » et « développement » auxquels nous
avons donné la dénotation, mais aussi la connotation, c’est-à-dire le sens
selon le contexte.
Le deuxième chapitre a traité des avantages ou les effets
bénéfiques de l’IA. Nous avons été comment intervient-elle pour améliorer la
condition de vie et contribuer au développement ? Cette intervention se
fait dans plusieurs domaines de la vie courante, nous avons parlé de ce qui
concerne l’éducation, la médecine, le commerce, l’économie, etc. Nous avons
aussi trouvé que cette IA n’a pas que des points positifs, elle a aussi des
défauts comme sa contribution à la dépravation des mœurs, la distance qu’elle
crée entre les gens proches, l’immoralité observée depuis son apparition. Et
c’est sur ces points négatifs que notre troisième chapitre s’est penché.
Sans prétention d’avoir tout dit, nous nous rendons
sensible, disponible et flexible à toutes remarques, suggestions, corrections, même
les ajouts, car le développement de l’IA est un processus continu et ne cesse de
s’intensifier et de s’accélérer au cours des années. Ce qui fait qu’actuellement
personne ne soit épargné de l’IA et par conséquent, presque tout le monde peut
avoir quelque chose à apporter.
Dei Jakisa
[1] S. RODER, Guide pratique de l’intelligence artificielle dans l’entreprise. Anticiper les
transformations, mettre en place des solutions. Préface de Luc JULIA, Paris,
Eyrolles, 2019, p.1. PDF.
[2]
S. RODER, Guide pratique de l’intelligence
artificielle dans l’entreprise.
Anticiper les transformations, mettre en place des solutions, op.cit., p.
11-12.
[3] Cf. W. OKEY, « Intelligence
artificielle et questions éthiques » in www.lebienvivreensemble.blogspot.com. Visité le 20 novembre
2022.
[4]L. BILIBILI, « Les NTIC et
la mondialisation » in Magazine
MUKASA : Tout à Tous, N°2
(Année académique 2014-2015), p.52. Inédit.
[5] Cf. W. OKEY, « Intelligence
artificielle et questions éthiques », op.cit.
[6] W. OKEY, « Intelligence
artificielle et questions éthiques », op.cit.
[7] Ibid.
[8] E. PETER Kapange, Le monde va mal. Préface de Jacques
SALEH Abubakar, s.l, Elédition, 2021, p. 75-76. Soulignons.
[9] H. ARENDT, Condition de l’homme moderne. Traduit par Georges FRADIER, préface
de Paul RICOEUR, Domont, Calmann-Lévy, 2011, p.12.
[10]
BAMBALA, Anaclet, Histoire de la philosophie médiévale,
Université Saint Augustin de Kinshasa, 2022-2023, p. 85. INEDIT.
[11] J-G. GANASCIA, Intelligence artificielle. Vers une
domination programmée ?, cité par W. OKEY, « intelligence
artificielle et questions éthiques », op.cit.
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